Vendredi 18 décembre 2009
5
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00:00
Année 2009
Studio: Tenro Productions
Genre: Heroic Fantasy
Auteur: Kaoru Kurimoto
Réalisateur: Atsushi Wakabayashi
26 épisodes de 25 minutes
Fansubbé par la team Sôai No Naka
L'histoire: Le royaume de Paroh est attaqué par les troupes Mongaules qui saccagent la ville et
massacrent le roi et la reine. Les enfants royaux, des jumeaux surnommés les perles de Paroh, Rémus et Linda, parviennent à s'enfuir. Suite à un déréglement de la fabuleuse machine à
télétransporter de Paroh, ils se retrouvent en territoire Mongaule, dans la forêt de Rood. Alors qu'ils se font attaquer par des soldats Mongaules, un homme à tête de léopard leur vient en
aide. Il explique ne plus se souvenir de son passé. Il ne se rappelle que de ce qu'il croit être son nom : Guin. Il décide alors d'accompagner les jumeaux jusque chez leur tante, reine
d'un royaume voisin, avant de partir à la quête de sa propre identité.
Avant de découvrir cet animé,
j'ignorai tout de Guin Saga qui est pourtant manifestement LA référence en matière de Dark Fantasy japonaise. Pensez, une saga en 126 tomes ! Je ne crois pas que même Marion Zimmer-Bradley
ait fait mieux ( à vérifier). Autant dire que c'est l'adaptation d'un monument.
L'histoire est passionante, pleine de rebondissements. Les personnages bien campés et
ambigus à souhait. Mention spéciale pour le prince de Crystal Aldo Naris, d'une beauté qui n'a d'égale que son machiavélisme. Si vous cherchez des gentils gentils et des méchants
méchants vous risquez d'avoir du mal et c'est tout l'intérêt de cette histoire.
Du côté de la réalisation, il y a du bon et du moins bon. Les paysages et les
lumières sont
superbes.
Le chara-design, irrégulier. Magnifique pour certains épisodes, moins beaux pour d'autres, notamment aux alentours des épisodes 15 à 20. L'animation est très correcte sans être
fabuleuse. La musique un peu pompière. Plus encore peut-être que ces défauts, c'est l'atmosphère générale de l'animé qui paraît en décalage avec le propos. C'est un peu trop
lisse, trop joli. Ca manque d'aspérités. J'ai lu le début du manga et si, effectivement, le dessin est moins léché, il en ressort une impression globale autrement
saisissante.
Il y a en effet par moments une certaine mièvrerie dans l'animé qui est un peu
pénible. Le personnage de Suni est vraime trop kawai pour qu'on le prenne au sérieux. Linda, au début, fait figure de sympathique et courageuse petite princesse avant de devenir une pauvre
victime de son entourage. Sa manière de hurler "Guin" à tout bout de champs est fatigante. On aurait pu nous l'épargner, ça n'ajoute rien à l'ensemble.
Maintenant, j'attends la ou les suites, en espérant une adaptation un peu plus
punchy de cette histoire passionante.
Appréciation globale:
Les plus : un scénario très bien ficelé, des personnages intéressants
Les moins : un côté un peu plan-plan, des irrégularités dans le chara-design
Note: 15/20
Par Chimnechilde
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Lundi 14 décembre 2009
1
14
/12
/2009
00:10

TITRE ORIGINAL : Higashi no Eden
ANNÉE DE PRODUCTION : 2009
STUDIO : Production IG
GENRE : Action, mystère
AUTEUR : Kamiyama Kenji
DURÉE : 11 épisodes de 25 min
Fansubbé par la team Némésis
L'histoire : Saki Morimi, une étudiante japonaise, est partie seule de son côté lors d'un voyage scolaire dans le but de visiter
Washington. Rendue en face de la Maison Blanche, elle tente de jeter une pièce dans la fontaine du bâtiment politique. Elle se loupe mais les deux agents policiers qui étaient sur
les lieux ont vite fait de la remarquer. Les ennuis commencent... lorsqu'un individu surgit tel un prince à la rescousse de la jeune fille. Cependant, cet homme, Akira Takizawa, est très
étrange : en plus d'être totalement nu, il n'a pour effet personnel qu'un pistolet et un téléphone mobile, sur lequel un étrange message l'informe que suite au lancement d'un missile sur le
Japon, la somme de 8,2 milliards de yens lui est versée.
Critique : Higashi no
Eden est un animé qui a la faculté de vous tenir en haleine du début jusqu'à la fin. Il faut dire qu'avec un tel pitch de départ : un ado amnésique qui se retrouve nu avec un flingue et un
téléphone spécial, on ne pouvait qu'être intrigué et tenté de jeter un œil. Ce qu'on constate tout de suite et qui fait bien plaisir, c'est que le héros est sympathique et a un minimum de
charisme. Il ne se laisse pas faire, il veut savoir ce qui lui est arrivé, mais ce n'est pas non plus un surhomme, il a des faiblesses, des doutes, ce qui produit un équilibre agréable.
Concernant l'histoire, on pense un peu à Jason Bourne, le côté action et baston en moins. Ici c'est beaucoup plus bavard, et la plupart des informations capitales seront transmises grâce au
fameux téléphone du héros, omniprésent. Encore une fois, le scénario est écrit d'une telle façon qu'on est constamment tenu en haleine. On apprend en même temps que le héros ce qui lui est
arrivé, et ce qui a causé son amnésie. L'univers
créé est vraiment riche et intéressant. Impossible d'en parler sans spoiler, étant donné qu'on en apprend progressivement au fil des épisodes.
Multitude de personnages secondaires parsèment les 11 épisodes. Saki est le second personnage le plus important. Elle apporte son soutien constant au héros, même si elle le connaît au fond
très peu. On évite la romance à deux sous à laquelle on aurait pu facilement s'attendre au vu du premier épisode. Ici on se concentre sur le mystère qui entoure notre héros, et c'est pas plus
mal.
J'ai beaucoup aimé Higashi no Eden, même si on pourra regretter que l'univers est trop vaste pour être concentré en seulement 11 épisodes. L'animé se termine sur une fin satisfaisante,
mais laisse quelques questions sans réponses. Espérons que les films prévus pallieront ce manque...
Les + : Intrigue intéressante
Les - : Des questions restent sans réponses, c'est trop court !
Pour finir, je vous propose de regarder le trailer.
Par sophcaro
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Jeudi 10 décembre 2009
4
10
/12
/2009
17:50
Titre original : Harukanaru Toki no Naka de- Hachiyoushou
Année 2004
Studio : Yumeta Company
Genre: Shôjo
Auteur : Tooko Mizuno
Réalisateur: Aki Tsunaki
26 épisodes de 25 minutes
Licencié par Anima, 13 épisodes parus
[Série précédée de deux séries d' OAV une de 2002-2003 : Harukanaru Toki no Naka de- Ajisai Yumegatari, l'autre de 2003 Harukanaru Toki no Naka de -Shiroki no Ryuu no Miko
etsuivi d'un film de 2006: Harukanaru Toki no Naka de -Mai Hitoyo
Fansubbés par la team
Chikyuji-Animes]
L'histoire : Akane est une jeune lycéenne ordinaire. Sur le chemin de son lycée elle est appelée par une
voix mystérieuse et transportée avec ses deux amis Tenma et Shimon dans un autre monde. Elle se retrouve à Kyo, capitale impériale de ce nouveau monde où elle apprend qu'elle a été désignée
pour être la prêtresse du Dieu-Dragon, protégée par huit guerriers. Son rôle est de sauver la capitale impériale menacée par des démons.
Quand on a des vices et qu'on ne peut les soigner, le tout c'est de les
reconnaître
honnêtement. Donc, je dois avouer que l'alliance shôjo/ contes anciens me séduit tout particulièrement. J'arrive même à envisager sérieusement le temps d'un
certain nombre d'heures d'animé cette situation absolument improbable d'une jeune fille commune entourée par une cour de types de 16 à 30 ans tous plus beaux les uns que les autres et liés
irrémédiablement à elle par une fidélité voire un amour indestructible. Dans les critiques américaines, j'ai trouvé le terme de "Male Harem" et, effectivement, il y a de ça... Une fois
reconnu ce penchant immodéré pour d'enviables situations que je ne connaitra vraissemblablement jamais, il faut aussi avouer que cela ne suffit pas à faire un bon
animé.
Si la réalisation est très correcte, le scénario pêche irrémédiablement. Les
personnages n'ont
pas beaucoup d'épaisseur, l'histoire se traîne et la conclusion, décevante, n'est même pas vraiment claire. Ils sont beaux, elle est migonne et a tout
plein de pouvoirs, les démons ne sont pas si méchants que ça donc ils ne sont pas trop punis à la fin même s'ils étaient méchants avant... Voilà à quoi se résume le scénario. Pourtant, les 13
premiers épisodes étaient plutôt prometteurs, à condition de se glisser dans le genre. Comme j'ai été affreusement frustrée, je me suis jetée sur le reste, OAV et film. On peut se passer sans
problème des OAV qui ne sont terribles à aucun point de vue. En revanche, pour le coup, le film est le meilleur du lot. La réalisation est belle et l'histoire, même si elle n'est pas d'une
originalité transcendante, est sympa. Pour le coup, l'héroïne prend une épaisseur qu'elle n'avait pas avant. Bon, simplement, pour comprendre le film, il faut quand même regarder la
série...
Le pire dans cette histoire, voyez-vous, c'est que j'ai été tellement frustrée, que
je vais regarder la saison 2 qui va sortir au début de l'année, au cas où... Jusqu'où nous mènent nos vices...
Appréciation globale
Les plus : Un univers sympa
Les moins: Un scénario vide
Note : 10/20
Par Chimnechilde
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Samedi 28 novembre 2009
6
28
/11
/2009
00:00
Année : 2006
Studios : Gallop
Genre : Tranche de vie (comment ça c'est pas vraiment un genre ?) Comédie sociale
Auteur : Moyoco Anno
Réalisateur : Katsumi Ono
11 épisodes de 23 minutes
Fansubbé par la team Sôai No Naka
L'histoire : Hiroko Matsukata est journaliste pour un magazine populaire, Jidai. A 28 ans, elle se
dévoue corps et âme à son travail, quitte à délaisser son petit ami lui-même fort occupé par son travail. Ses collègues la surnomment "Hataraki Man" entre admiration et incompréhension pour
le parcours de cette femme qui, en travaillant à la manière des hommes, transgresse les règles sociales de son sexe. On suit le quotidient de Hiroko et des membres de son journal.
Cette série a été un vrai coup de coeur pour moi. Il faut dire que l'identification avec le personnage principal a marché à fond. Il est à peu près impossible de raconter
l'histoire parce qu'il n'y en a pas vraiment. C'est un récit de vie ou plutôt de plusieurs vies, essentiellement de vie de femmes. Je redoutais un peu l'exercice au début, connaissant
l'extraordinaire place de la femme dans la société japonaise aujourd'hui encore sur le thème : même une femme très intelligente a pour destin irremplaçable et merveilleux de se marier et de
s'occuper de son mari et de ses enfants. Et bien là, pas du tout. Ou presque pas. Les portraits croisés permettent au contraire une analyse drôle mais un peu amère de la place de la femme
dans la société japonaise. Mais le propos peut tout aussi bien s'appliquer à la société occidentale et, sur le sujet, c'est une des réflexions les plus fines que j'ai pu voir. Les personnages
sont attachants, mélancoliques à souhait. Le graphisme est soigné, sans esbrouffe. Enfin, le tout est servi pas une très chouette musique, un brin jazzy. Bref un très bon animé, très sérieux,
un vrai seinen social.
Appréciation globale
Les plus : un sujet original et finement traité, la musique
Les moins : pas d'histoire suivie
Note : 16/20
Par Chimnechilde
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Lundi 9 novembre 2009
1
09
/11
/2009
21:17
Année : 2007
Studio : J.C Staff
Genre : comédie sentimentale
Auteur : Tomoko Ninomiya
Réalisateur : Kenichi Kasai
23 épisodes de 25 minutes
Fansubbé par la team Requiem
L'histoire : Shin'ichi Chiaki est étudiant en musique dans une université japonaise. Fils d'un célèbre
pianiste japonais, il baigne dans la musique depuis son enfance et joue aussi bien du violon que du piano. En outre, fort bien fait de sa personne, intelligent, polyglotte et cultivé, il fait
figure de prince charmant dans son université. Il s'en moque pourtant éperdument. Tout ce qui l'intéresse, c'est être chef d'orchestre. Mais pour cela, il faut partir en Europe. Or, suite à un
crash aérien, il est incapable de prendre l'avion ou le bateau. Au moment où il s'interroge sur son avenir, il rencontre une fille improbable de son université, Megumi Noda dite Nodame.
Celle-ci vit dans un bouge parce qu'elle ne fait jamais le ménage, se lave peu et pousse tout un tas de cris bizarres. En revanche, c'est une pianiste exceptionnelle mais incapable de se
canaliser. Elle rencontre Chiaki, son voisin de palier, par hasard, et en tombe obsessionnellement amoureuse. Elle ne le lâche plus d'une semelle et, bizarrement, celui-ci se laisse
faire.
C'est un animé que j'adore. Une vraie comédie
sentimentale pour adultes et pas un simple shôjo. L'histoire est très bien faite. Elle mêle très habilement l'intrigue amoureuse, les ambitions musicales des deux protagonistes et leurs
parcours personnels, tout en laissant la part d'ombre nécessaire à l'imagination du spectateur. L'ouverture de l'animé est fabuleuse, et, chose exceptionnelle, il se boucle véritablement avec,
dans les dernières minutes du dernier épisode, un rappel du début. Du très beau travail de scénariste. La galerie de personnages est formidable. Au centre, Chiaki bien sûr, qui est le véritable
héros de l'histoire, plus que Nodame fiinalement : c'est autour de lui que se déroule la narration et ce sont ses pensées qui nous servent de fil conducteur. De Nodame, on ne sait finalement
pas grand chose. Elle semble enfermée
dans
son monde avec d'étranges éclairs de lucidité ou des crises d'autant plus violentes qu'elles sont rares. Les deux personnages ont un côté tragique qui n'est pas oublié par l'auteur et cela
tempère la folle-dinguerie de l'ensemble. En effet, les personnages secondaires appartiennent plus souvent au monde de Nodame qu'à celui de Chiaki : un violoniste surdoué qui s'ignore, un
percussioniste gay fou amoureux de son "prince" Chiaki forment la compagnie habituelle des héros. A côté, l'ancienne fiancée ou les nouvelles prétendantes apparaissent plus ternes. Enfin, il y
a la musique. Une pure merveille. C'est un personnage à part entière de l'animé. Dans presque tous les épisodes, il y a des passages entiers de concerts commentés mezzo-voce par l'un
ou l'autre des personnages. Si on est complètement rétif à la musique classique, on risque de trouver ça lassant mais, à l'inverse, ça peut être une belle découverte. Le choix des oeuvres est
classique sans abus (on ne se contente pas de Chopin et des Quatre Saisons de Vivaldi). C'est là que se trouve la grande originalité de l'animé
et sa grande force. Il y gagne en épaisseur et en émotion.
Un regret sans doute: la reprise fidèle, peut-être trop fidèle, du dessin de Ninomiya. Celui-ci est très simple voire un peu grossier, surtout au début. Le chara-design l'a conservé et, de
temps à autre, les traits des personnages s'amolissent. Ils sont parfois suffisament imprécis pour qu'il ne soit pas toujours facile de distinguer certains personnages entre eux.
C'est d'autant plus agaçant qu'on ne peut pas dire que les décors soient particulièrement réussis non plus. En fait, c'est un animé qui vaut beaucoup plus pour son atmosphère et son
histoire que pour ses qualités artistiques particulières. L'inverse de ce qu'on nous vend beaucoup en ce moment : du beau sans histoire... Gyabô!!!!!
Appréciation globale
Les plus : L'histoire, la superbe bande-son
Les moins : Le design
Note : 17/20
Par Chimnechilde
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Publié dans : Critiques animes
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