Texte Libre
Bienvenue sur le blog Sophkyro !
Je me présente, Sophcaro, fan de cinéma asiatique, de musique J-pop, ainsi que de dramas et d'animes. De par mes diverses passions, ce blog se veut donc assez généraliste, même s'il est plus ciblé sur l'animation japonaise.
Je suis d'ailleurs responsable de la team de fansub Nemesis.
Même si j' écris la plupart des articles du blog, plusieurs personnes y
contribuent aussi :
Kyro Sensei, Asobu, Djey et Chimnechilde.
Vous retrouverez la liste complète des critiques >ICI<.
Kyro Sensei, Asobu, Djey et Chimnechilde.
Vous retrouverez la liste complète des critiques >ICI<.
J'espère que vous apprécierez ce blog,

C'est un animé que j'adore. Une vraie comédie
sentimentale pour adultes et pas un simple shôjo. L'histoire est très bien faite. Elle mêle très habilement l'intrigue amoureuse, les ambitions musicales des deux protagonistes et leurs
parcours personnels, tout en laissant la part d'ombre nécessaire à l'imagination du spectateur. L'ouverture de l'animé est fabuleuse, et, chose exceptionnelle, il se boucle véritablement avec,
dans les dernières minutes du dernier épisode, un rappel du début. Du très beau travail de scénariste. La galerie de personnages est formidable. Au centre, Chiaki bien sûr, qui est le véritable
héros de l'histoire, plus que Nodame fiinalement : c'est autour de lui que se déroule la narration et ce sont ses pensées qui nous servent de fil conducteur. De Nodame, on ne sait finalement
pas grand chose. Elle semble enfermée
dans
son monde avec d'étranges éclairs de lucidité ou des crises d'autant plus violentes qu'elles sont rares. Les deux personnages ont un côté tragique qui n'est pas oublié par l'auteur et cela
tempère la folle-dinguerie de l'ensemble. En effet, les personnages secondaires appartiennent plus souvent au monde de Nodame qu'à celui de Chiaki : un violoniste surdoué qui s'ignore, un
percussioniste gay fou amoureux de son "prince" Chiaki forment la compagnie habituelle des héros. A côté, l'ancienne fiancée ou les nouvelles prétendantes apparaissent plus ternes. Enfin, il y
a la musique. Une pure merveille. C'est un personnage à part entière de l'animé. Dans presque tous les épisodes, il y a des passages entiers de concerts commentés mezzo-voce par l'un
ou l'autre des personnages. Si on est complètement rétif à la musique classique, on risque de trouver ça lassant mais, à l'inverse, ça peut être une belle découverte. Le choix des oeuvres est
classique sans abus (on ne se contente pas de Chopin et des
Phantom, c'est du lourd et ça fait plaisir de voir des
animés de ce genre. Le scénario est excellent. Il innove sans cesse sans se contredire et ce jusqu'à la dernière minute qui voit l'ultime rebondissement... Cette maîtrise de l'intrigue est très
impressionante. Le suspens est au rendez-vous et le scénario évite habilement les poncifs. L'animé se décompose en fait en trois phases. Une première de dix épisodes qui raconte la formation de
l'assassin malgré lui, une deuxième qui montre son insertion dans le milieu, une troisième sa période de repenti. Le
tout forme un ensemble très cohérent. Les personnages
sont nombreux, bien fouillés et leur destin s'avère fréquemment tragique: on s'en douterait, ni le titre de l'animé, ni le genre n'incitent à l'optimisme sur le sort des personnages. Le
dessin est globalement beau, malgré quelques petites faiblesses passagères du chara-design (je suis un peu maniaque sur le sujet), l'animation très fluide et l'animé est servi par une fort
belle musique des openings aux endings.
La perfection me direz-vous ? Pas tout à fait.
Il y a hic, en tout cas pour moi. Ils ont de petits problèmes avec l'âge des personnages. Tout d'abord, le héros, Reiji, touriste japonais aux Etats-Unis. Jusqu'à preuve du contraire, on ne
voyage pas seul si on n'est pas majeur. Au Japon, je ne sais plus exactement à quel âge est la majorité mais elle est plus tardive qu'en France. A la louche, il a 20 ans. Or, trois ans plus
tard au bas mot, il se retrouve lycéen... Bon, je veux bien qu'il ait une capacité Caméléon hors-norme, mais c'est un peu difficile à avaler. Pire encore,
le personnage de Cal. Ses rapports avec Reiji fleurent
bon la pédophilie. Elle est à peine formée quand elle vit avec et les allusions sexuelles sont claires, même si on ne voit rien. Je dois avouer que ça m'a mise mal à l'aise compte-tenu de
l'écart d'âge visible entre eux, même si l'écart d'âge réel n'est peut-être pas si important. Les scénaristes auraient pu être moins insistants ou créer un personnage plus vieux, ça aurait
évité ce passage d'un goût douteux. Mais ce n'est pas fini, deux ans après, cette crevette de Cal se transforme en bombasse à forte poitrine... Je sais que l'adolescence est un merveilleux
moment où le corps se transforme rapidement etc mais enfin, là... Ces incohérences m'ont un peu gâché le plaisir, surtout qu'elles n'apportent rien à l'intrigue et qu'elles auraient pu être
élégamment modifiées. A moins que les scénaristes aient voulu, en jouant sur l'âge des personnages, insister sur leur manque de repères affectifs et identitaires. On ne prête qu'aux
riches...
arthurienne. Ce n'est pas
particulièrement original mais, perso, j'aime bien ça. Le problème, c'est que là, c'est assez inégalement réussi. Les auteurs ont plus cherché à faire "couleur locale" qu'autre chose. Les
personnages portent des prénoms arthuriens sans qu'il y ait de réelle ressemblance avec les personnages originaux. Le pire étant sans doute Morgane, à des années-lumière de la "fée Morgane",
la soeur du roi Arthur. Pourtant, sans répéter l'histoire du créateur de la table ronde, les auteurs auraient pu broder en restant un peu plus proches du thème. Ils ont eu parfois
de belles intuitions: Riannon, la soeur d'Arthur, porte un prénom qui est aussi attribué à la fée Morgane dans certaines versions de la légende ; Avalon est l'île aux pommes, et on retrouve
bien ces pommes dans le château d'Avalon ; les Gaëls sont bien un peuple celte ; l'Empire romain a effectivement été le protecteur d'Arthur, comme l'Empire sacré au début etc. La mythologie
élaborée sur les débuts de l'humanité est un peu simpliste, mais il ne manque pas grand chose pour qu'elle soit intéressante. Bref, on a raté une occasion d'avoir un beau scénario
cohérent.
plutôt bien ficelé. On a une belle intrigue
politique sur fond de monde post-apocalyptique. Dans un monde qui vit replié sur lui-même, les étrangers ne sont plus les bienvenus et, même quand ils assurent la sécurité de la ville, ils
sont mal acceptés parce qu'accusés de vivre aux crochets des autres citoyens. Les Vipers, véritables mercenaires, sont ainsi des boucs émissaires tandis que l'association terroriste qu'ils
combattent, Hound, passe pour une assemblée de héros. Intrigue intéressante, malheureusement un peu superficielle: finalement on en apprend peu sur cet univers étrange, sur la vie quotidienne
des citoyens. C'est dommage, l'animé en aurait gagné en profondeur.